Cédric Bakambu quitte le Real Betis, libre et sans club à 35 ans
Le buteur des Léopards a quitté le Real Betis à l'expiration de son contrat. Deuxième meilleur buteur de l'histoire de la sélection, Cédric Bakambu cherche un nouveau point de chute, sans destination confirmée.
Cédric Bakambu quitte le Real Betis, libre et sans club à 35 ans
AFP
Le 30 juin 2026, le contrat de Cédric Bakambu avec le Real Betis a pris fin, faisant de l’attaquant congolais un joueur libre. Le club de Séville a officialisé le départ de trois éléments arrivés au terme de leur engagement, l’international de la République démocratique du Congo figurant parmi eux aux côtés notamment d’Aitor Ruibal et de Chimy Ávila. À trente-cinq ans, l’ancien buteur du Beijing Guoan et de Villarreal se retrouve sans club, à la recherche d’un nouveau projet.
Son passage en Andalousie aura été honorable sans être décisif. En un an et demi sous le maillot vert et blanc, Bakambu a disputé un peu plus de soixante-dix rencontres pour une quinzaine de buts, toutes compétitions confondues. La saison 2025-2026 s’est révélée plus discrète, avec quatre réalisations en vingt-sept apparitions, souvent dans un rôle de doublure. Le Betis a choisi de ne pas prolonger un attaquant vieillissant, préférant rajeunir son secteur offensif.
En sélection, en revanche, son statut reste établi. Bakambu est le deuxième meilleur buteur de l’histoire des Léopards, derrière Dieumerci Mbokani et ses vingt-deux réalisations. Selon les décomptes, l’attaquant compte de l’ordre de vingt et un buts en près de soixante-dix sélections, un rendement qui l’installe durablement parmi les cadres de l’équipe nationale. Il n’en est pas le recordman, mais il en est l’une des figures majeures de la dernière décennie.
Son attachement au pays dépasse le terrain. Bakambu s’est régulièrement exprimé sur la situation dans l’est de la RDC, marquée par le conflit. « Je n’oublie pas la douleur de mon peuple à l’Est », a-t-il déclaré, associant sa notoriété à la cause de compatriotes éprouvés par la guerre. L’attaquant a fait de la sélection un point d’ancrage, portant les couleurs congolaises avec une constance que son parcours en club, entre Chine, Espagne et Turquie, n’a jamais entamée.
L’horizon immédiat reste ouvert. Aucune destination n’était confirmée à la fin juin, plusieurs pistes étant évoquées sans officialisation. À son âge, Bakambu appartient à cette catégorie d’attaquants d’expérience que courtisent les championnats du Golfe, de Turquie ou d’ailleurs, en quête de buts immédiats plus que d’avenir. Le joueur, lui, a laissé entendre qu’il nourrissait encore des ambitions, jusqu’au rêve d’une Coupe du monde avec les Léopards.
Pour le football congolais, le cas Bakambu illustre une transition. Une génération de buteurs installés cède peu à peu la place, au moment où de plus jeunes éléments émergent en sélection. Le départ du Betis n’est pas une fin de carrière, mais il marque un tournant, celui d’un attaquant libre qui doit se réinventer pour rester au niveau. Là où il signera, et ce qu’il y montrera, dira si le deuxième buteur de l’histoire des Léopards a encore un dernier chapitre à écrire.
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