Ebola en RDC : 6 100 cas confirmés et 2 950 décès au 30 août
Le rapport de situation n°108 du COUSP, arrêté au 30 août et mis en ligne le 31, porte le bilan à 6 100 cas confirmés et 2 950 décès. Le suivi des contacts remonte à 86,3 %.
MSF medical teams debrief from the red zone after patient rounds, communicating with medical staff in the green zone. Patient files are considered contaminated and remain in the red zone, with information relayed verbally to ensure infection prevention measures are maintained at the Ebola Treatment Centre in Lwiro, South Kivu.
AFP
L’épidémie de maladie à virus Ebola, due à la souche Bundibugyo, a fait 2 950 morts pour 6 100 cas confirmés au 30 août, selon le rapport de situation n°108 du Centre d’opérations d’urgence de santé publique (COUSP), mis en ligne le 31 août sur le site de l’Institut national de santé publique. La létalité provisoire, rapportée aux cas confirmés, s’établit à 48,4 %. Le bulletin dénombre 1 383 guéris depuis le début de l’épidémie et 814 patients en isolement ou en centre de traitement.
Le 30 août, 59 nouvelles confirmations ont été enregistrées : 44 en Ituri, 8 au Nord-Kivu, 6 au Haut-Uélé et 1 au Bas-Uélé. Dix-neuf décès sont survenus dans la communauté et vingt à l’intérieur des centres de traitement. Le 29 août, le bulletin n°107 avait relevé 96 confirmations en vingt-quatre heures et porté le cumul à 6 041 cas, premier passage au-dessus de 6 000. Depuis le bilan du 24 août, 444 cas confirmés et 235 décès se sont ajoutés au décompte en six jours.
L’Ituri dépasse les 5 000 cas, le Bas-Uélé passe à quatre
L’Ituri totalise 5 016 cas confirmés et 2 274 décès, soit une létalité de 45,3 %, dans 28 de ses 36 zones de santé. Le Nord-Kivu compte 836 cas pour 566 décès, une létalité de 67,7 %, dans 15 de ses 34 zones de santé. Suivent le Haut-Uélé (222 cas, 97 décès), la Tshopo (19 cas, 9 décès), le Bas-Uélé, qui passe de trois à quatre cas pour trois décès, et le Sud-Kivu (3 cas, 1 décès). Le pays reste à 60 zones de santé touchées sur les 151 que comptent les six provinces concernées, un chiffre inchangé depuis le 26 août. Aucune nouvelle zone n’a été touchée au cours des dernières vingt-quatre heures.
Le suivi des contacts atteint 86,3 %, après 80,9 % le 24 août
Le suivi quotidien des contacts s’établit à 86,3 % le 30 août, après 80,9 % le 24 août, 84,4 % le 28 et 82,4 % le 29. Le bulletin recense 1 628 alertes, 258 cas suspects investigués et 133 transférés vers les centres de traitement. La complétude des rapports s’établit à 83,7 % à l’échelle du pays, mais tombe à 36 % au Haut-Uélé, 55 % au Bas-Uélé et 55,5 % au Sud-Kivu. Aux points d’entrée et de contrôle, 254 483 personnes sont passées et 98,2 % des voyageurs ont été contrôlés ; dix alertes y ont été notifiées, dont cinq validées et référées au Nord-Kivu, dans les zones de santé de Beni, Oicha, Butembo et Mutwanga.
La MONUSCO installe une deuxième base mobile, à 350 kilomètres de Bunia
La MONUSCO a déployé une base opérationnelle mobile à Nia-Nia, dans le territoire de Mambasa, à environ 350 kilomètres au sud-ouest de Bunia, rapporte Radio Okapi le 28 août. Installée par des casques bleus bangladais, elle s’ajoute à celle de Mongbwalu, dans le territoire de Djugu, présente depuis trois mois. La même radio rapportait le 29 août des refus de la riposte dans les quartiers de Ndibe et de Simbilyabo à Bunia, ainsi qu’à Nizi et à Iga-Barrière, et la signature d’un acte d’engagement par huit chefs de groupement de la chefferie de Baboa Bokoe.
L’OMS rappelle qu’aucun vaccin n’est approuvé contre la souche Bundibugyo
Dans ses recommandations temporaires du 24 août, le comité d’urgence du Règlement sanitaire international écrit que, « bien que des essais cliniques soient en cours, il n’existe actuellement aucun traitement ou vaccin approuvé contre le virus Bundibugyo ». Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a lancé le 27 août à Kisangani la vaccination des acteurs de première ligne, selon un communiqué de l’Institut national de santé publique. Le communiqué ne nomme aucun produit. Le Groupe international de coordination avait alloué à la RDC, le 20 août, 70 000 doses d’Ervebo, un vaccin que l’OMS ne dit pas approuvé contre la souche Bundibugyo et dont l’efficacité contre elle n’est pas démontrée. La rentrée scolaire s’ouvre ce 1er septembre en RDC. Dans le même document, l’OMS demande d’« adopter et mettre en œuvre des mesures pour l’ouverture des écoles en toute sécurité » et de « reporter les rassemblements de masse dans les zones dans lesquelles il existe une transmission communautaire en cours ».
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