Kinshasa a produit un protocole signé le 29 juillet, un mandat de vérification le 2 février et 101 combattants rapatriés. Kigali n’a engagé ni désengagement ni levée des mesures défensives.
Mars 524, avril 382, mai 481. Les notes mensuelles du BCNUDH dessinent une courbe, mais trois chiffres judiciaires y reviennent à l’identique et le décompte d’avril a été révisé sans explication.
Depuis le 2 juillet, le territoire de Kabambare subit les incursions d’un groupe venu du Tanganyika. Un mois plus tard, aucun bilan officiel. Le Maniema n’apparaît dans aucun des décomptes onusiens de la guerre.
Kigali a renvoyé le 29 juillet trente-neuf personnes que le programme DDRRR avait rapatriées au Rwanda. La MONUSCO dit n’avoir pris aucune part à ce retour. Ce que le programme prévoit, et ce que ce renvoi place autour du protocole FDLR.
Cinquante-six enfants ont rejoint des milices de Walikale en deux semaines de vacances, selon l’ONG GAPE. Le motif invoqué : payer les fournitures de la rentrée. La loi congolaise punit l’enrôlement de dix à vingt ans.
Deux explosions le 28 juillet sur une position de l'AFC/M23. Aucune revendication, aucun démenti, aucun bilan. Le rapport onusien de mars écrit que la plupart des frappes de drones ne sont revendiquées par personne.
Kinshasa annonce un cantonnement des FDLR. Le CONOPS annexé à l'accord de Washington ne le prévoit pas, désigne un vérificateur que le briefing n'a pas nommé, et fait financer par chaque pays ses propres opérations.
Le rapport de situation n°070 de l'INSP, arrêté au 23 juillet, porte le bilan de la dix-septième épidémie à 2 973 cas confirmés et 1 309 décès, pour une létalité de 44,0 %. La zone de santé de Rungu, dans le Haut-Uélé, devient la 48e touchée. Le suivi des contacts reste à 73,9 %, et la province où le virus vient d'arriver n'a pas transmis ses données.
Seize morts en une attaque, des fouilles suspendues, des habitants en fuite : le 22 juillet a rappelé que des pans entiers de l'Ituri vivent sans protection réelle. Ce que vous lirez ici : la mécanique d'une attaque ADF, pourquoi trois forces présentes n'empêchent pas les massacres, ces zones où l'État a disparu, et comment la peur paralyse toute une économie locale.
Les 15 et 16 juillet à Genève, la RDC et le Rwanda ont tenu la cinquième réunion du Mécanisme conjoint de coordination sécuritaire. Le communiqué conjoint annonce que les parties vont « explorer » d'éventuels mécanismes de vérification. Un an après Washington, la vérification reste à explorer.