Santé Ebola en RDC : 1 792 cas confirmés et 625 décès au 8 juillet, la coordination se renforce à Bunia
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Ebola en RDC : 1 792 cas confirmés et 625 décès au 8 juillet, la coordination se renforce à Bunia

Le point de situation publié le 9 juillet, arrêté au 8 juillet, recense 1 792 cas confirmés et 625 décès en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Le nombre de guéris atteint 295, tandis que 764 patients restent en isolement et que la coordination de la riposte se renforce sur le terrain.

Ebola en RDC : 1 792 cas confirmés et 625 décès au 8 juillet, la coordination se renforce à Bunia
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 9 JUILLET 2026 - 23:55 WAT · 3 min de lecture

BUNIA. L’épidémie de maladie à virus Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo poursuit sa progression. Le point de situation publié le 9 juillet par l’Institut national de santé publique (INSP), arrêté au 8 juillet, fait état de 1 792 cas confirmés et 625 décès, soit trente-trois cas et vingt-cinq décès supplémentaires par rapport au dernier bilan. Les autorités comptabilisent 295 guérisons et 764 patients en isolement ou en cours de prise en charge. Le taux de suivi des contacts s’établit à 78,6 % dans les trois provinces affectées, et l’INSP maintient un taux de létalité global de 34,1 %. L’épidémie couvre 37 des 104 zones de santé de ces provinces, réparties entre l’Ituri, épicentre du foyer avec 25 zones touchées, le Nord-Kivu (11) et le Sud-Kivu, où la seule zone de Miti-Murhesa reste concernée.

Le bulletin met l’accent sur un renforcement du dispositif de riposte. Le ministre de la Santé, accompagné du secrétaire général à la Santé et de plusieurs cadres du ministère, s’est rendu à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, un déplacement présenté comme le signe d’un engagement institutionnel accru. Au Nord-Kivu, une mission conjointe des équipes nationales et de l’Organisation mondiale de la santé a été déployée à Beni pour évaluer les activités de réponse et ajuster les interventions. Les autorités font état de dix nouvelles guérisons enregistrées en Ituri et au Nord-Kivu.

Le suivi des deux cas détectés à Kisangani, dans la Tshopo, se poursuit. Les investigations sont en cours, et les autorités précisent que le nombre de provinces officiellement touchées reste fixé à trois, sans changement à ce jour. La détection rapide de ce signal hors des zones habituelles est mise en avant comme une preuve de la montée en puissance des capacités de dépistage.

Sur le terrain, les structures de soins restent sous tension. « Les centres de traitement sont arrivés à saturation », a alerté Anne Ancia, représentante de l’OMS en RDC, depuis Bunia, pointant aussi une pénurie d’ambulances. Sur la trajectoire de l’épidémie, la responsable reste prudente : « Nous aimerions pouvoir dire que la situation se stabilise, mais, franchement, nous ne pouvons pas encore l’affirmer. » La flambée, déclarée le 15 mai et classée urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS le 17 mai, est due à la souche Bundibugyo, contre laquelle aucun vaccin ni traitement n’est homologué. La riposte repose sur le dépistage, le traçage des contacts et les soins de soutien, complétés depuis le 2 juillet par un essai clinique évaluant deux molécules.

Les données, précise l’INSP, ont été réactualisées après nettoyage et harmonisation de la base DHIS2. Le taux de létalité officiel, maintenu à 34,1 %, demeure en deçà de la létalité historique de la souche Bundibugyo, comprise entre 30 et 50 %.

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B
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