Dans une lettre ouverte aux évêques, le député Steve Mbikayi conteste l’opposition de la CENCO à la révision constitutionnelle et sa lecture de l’article 220, et défend la voie du Congrès.
Ville morte, marche pro-réforme, loi référendaire adoptée, plainte reportée, sit-in annoncé : en dix jours, la Constitution est devenue le terrain du rapport de force politique en RDC. Décryptage d’une bataille de légitimité populaire.
Après avoir appelé les Congolais à rester chez eux lors de la ville morte du 3 juin, la Coalition Article 64 leur demande désormais de sortir et de se rendre devant le Palais du peuple. Le sit-in annoncé pour ce vendredi 12 juin est un test plus exigeant pour l’opposition : passer de l’absence dans les rues à la présence physique devant le cœur institutionnel du pays.
Annoncée pour le 9 juin, la plainte de la Coalition Article 64 contre Félix Tshisekedi a finalement été reportée. Officiellement, l’opposition veut y intégrer de « nouveaux éléments juridiques et factuels ». Politiquement, ce report intervient au moment où la proposition de loi sur le référendum a déjà franchi l’Assemblée nationale et arrive au Sénat. La bataille constitutionnelle entre ainsi dans une phase plus technique, plus juridique, mais aussi plus risquée pour l’opposition.
L’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi portant organisation du référendum, en l’absence de l’opposition. Le texte ne change pas encore la Constitution, mais il installe un cadre de procédure qui peut ouvrir la voie à une consultation populaire. C’est précisément ce passage du débat politique au mécanisme institutionnel qui rend la séquence explosive.