Le pilier continuité des services essentiels chiffre la gratuité des soins en Ituri à un besoin mensuel de 2,2 à 4 millions de dollars pour 163 établissements. La directive interdisant tout paiement et la contractualisation restent à réaliser.
Le rapport n°078 du COUSP porte à 141 le nombre d'agents de première ligne confirmés en Ituri, pour 41 décès. L'écart avec la veille tient à la seule ligne de Mongbwalu, recalculée, et trois soignants restent sans statut renseigné.
500 à 1 000 francs à chaque barrière, parfois tous les cinq kilomètres : le gouverneur militaire de l'Ituri a ordonné le démantèlement des points de contrôle illégaux après une journée ville morte à Mahagi. Les usagers attendent de voir.
Une délégation ougandaise conduite par le ministre de la Santé Chris Baryomunsi a accompagné l'arrivée de 48 médecins à Bunia, épicentre de la 17e épidémie d'Ebola.
Face à une défiance qui a coûté un centre de traitement incendié et deux morts, la riposte a touché plus de 260 000 personnes en Ituri par des dialogues communautaires et l'appui des leaders locaux.
22 centres, quelque 650 lits, presque tous pleins. En Ituri, la riposte contre Ebola se heurte à un mur, celui de la capacité hospitalière, aggravé par les attaques contre les centres.
Laboratoires rapprochés, enterrements sécurisés, premiers guéris : en Ituri, la riposte contre Ebola se joue dans la logistique, entre progrès réels et défiance des populations.
L'épidémie de l'Ituri n'est pas due au virus Ebola le plus connu, mais à la souche Bundibugyo, identifiée en 2007. Le vaccin Ervebo n'est pas homologué contre elle, ce qui change toute la riposte.
Huit déplacés sont morts en trois jours au site de Kigonze, à Bunia. Les causes ne sont pas établies ; deux cas d'Ebola y avaient été confirmés le 22 juin.
Contaminée en accompagnant sa grand-mère au CME de Bunia, Julienne Kahindo a composé l’Examen d’État 2026 depuis le centre de traitement d’Ebola, avant d’être déclarée guérie et de réintégrer une salle ordinaire. Le visage d’une riposte qui sauve.