Le report de la marche du 22 juillet, obtenu par la médiation des Églises, a valu à la C64 ses critiques les plus dures non du pouvoir mais de son propre camp : José Makila, un cadre d'Ensemble, le kabiliste Kabange Numbi. Récit d'une opposition qui se divise sur la méthode.
La Coalition Article 64 marche le 22 juillet vers le Palais de la Nation. Ses revendications, la riposte de l'Union sacrée et de l'UDPS, le régime juridique de la manifestation et la mémoire des marches réprimées : le grand format d'anticipation.
L'opposition l'exige, les évêques l'appellent, le chef de l'État le propose. Mais le mot « dialogue » ne figure nulle part dans la Constitution. Ce que disent l'article 218, l'article 220 et le précédent de 2016.
La chaire, la rue et les partis convergent contre le projet de changement de la Constitution. Mais ce front commun reste fragile, une opposition qui peine à s'unir, une Église elle-même traversée de dissidences.
L'UDPS/Tshisekedi a annulé l'activité prévue le 28 juin à Kinshasa, invoquant l'interdiction gouvernementale des rassemblements de masse, prise dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola en Ituri. L'annonce émane d'Augustin Kabuya. L'opposition, elle, y voit une stratégie visant à empêcher son rassemblement du 8 juillet.
La Direction générale de migration a retiré le passeport du président d'Envol, Delly Sesanga, qui y voit une atteinte arbitraire à sa liberté de circuler. Une source judiciaire, citée par l'ACP, rattache la mesure à une enquête en cours et la présente comme une simple précaution procédurale, sans préjuger de la culpabilité.
Au siège de l'UDPS, Augustin Kabuya accuse l'opposition de vouloir incendier les ambassades de la Gombe lors de la marche du 8 juillet. La Coalition Article 64 dit viser la démission de Tshisekedi.
Le procureur général près la Cour de cassation a annoncé, le 19 juin, l'ouverture d'une information judiciaire sur les violences du sit-in de l'opposition du 12 juin, à Kinshasa, qui a fait, selon l'ONU, au moins un mort et 38 blessés. Le même communiqué menace de poursuites les auteurs de « faux bruits ».
Le SG de l’UDPS Augustin Kabuya accuse l’opposition d’avoir planifié les troubles du sit-in du 12 juin et conteste les morts et blessés, évoquant une « mise en scène ». L’opposition maintient sa version.
La Coalition de l’opposition Article 64 a annoncé, lundi 8 juin 2026, le report du dépôt de sa plainte contre Félix Tshisekedi, afin d’intégrer de nouveaux éléments juridiques et factuels à son dossier.