Le poste de santé Zawadi puis le centre médical Chrinovic ont brûlé les 28 et 29 juillet 2026 à Butembo. Les auteurs sont inconnus, la rumeur accuse les soignants, et la létalité locale d’Ebola a atteint 78 %.
3 200 cas confirmés et 1 405 décès en soixante et onze jours : aucune épidémie déclarée en RDC n'avait progressé à ce rythme. Souche sans vaccin ni traitement, sous-détection établie dès la première semaine, géographie de l'Ituri et contexte d'insécurité : les quatre facteurs documentés qui expliquent cette vitesse.
Contre Ebola, la façon d'enterrer les morts est une ligne de front. En Ituri, les équipes d'inhumation sécurisée avancent entre gestes de dignité et méfiance des familles, sur un terrain où le deuil et la contagion se disputent le même corps.
22 centres, quelque 650 lits, presque tous pleins. En Ituri, la riposte contre Ebola se heurte à un mur, celui de la capacité hospitalière, aggravé par les attaques contre les centres.
Laboratoires rapprochés, enterrements sécurisés, premiers guéris : en Ituri, la riposte contre Ebola se joue dans la logistique, entre progrès réels et défiance des populations.
L’incendie d’un centre de traitement d’Ebola à Mambasa a fait deux morts et ouvert une brèche dans une riposte déjà minée par la défiance des populations.
Une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique d'Ebola a été déclaré dans l'agglomération de Mangina (30 kilomètres de Beni) où 20 personnes sont mortes avec de signes hémorragiques.
La paie des agents soumis à la riposte est en cours depuis début mai 2018. C’est du moins, les précisions données par le Ministère de la santé de la République démocratique du Congo (RDC), au sujet de la grogne des agents soumis à la riposte contre Ebola, dans la province de l’Equateur.