Le bilan diffusé le 31 juillet 2026 annonce 3 124 morts du choléra en RDC depuis janvier. Trois séries officielles publiées cette année donnent un rythme trois fois plus lent, et une carte différente à chaque document.
Le rapport de situation arrêté au 30 juillet porte le cumul à 3 605 cas confirmés et 1 587 décès. Pour la première fois depuis plusieurs jours, une nouvelle zone de santé entre dans la liste officielle : Kabondo, à Kisangani. Le suivi des contacts recule à 75,3 %.
En 2024, 2 649 270 femmes ont accouché sans payer dans 14 provinces, et le taux d'accouchements assistés a atteint 92 %. La même année, le centre Monkole recevait 8 % de ce qui lui était dû et suspendait le service. Bilan documenté d'un programme qui réussit sa couverture et bute sur sa trésorerie.
Déclarée le 15 mai dans trois zones de santé de l'Ituri, la dix-septième épidémie congolaise en touche aujourd'hui quarante-huit, réparties sur cinq provinces. Le rapport de situation publié le 26 juillet par le gouvernement et l'INSP arrête le cumul à 3 200 cas confirmés et 1 405 décès.
De 14,9 % le 31 mai à 43,9 % le 25 juillet. BETO a reconstitué les 36 bulletins de l'INSP pour départager les explications : décalage entre cas et décès, harmonisation des bases, variant génétiquement distinct, retard à la détection. Et cette découverte : la fourchette de référence de Bundibugyo n'existe pas.
La dix-septième épidémie d’Ebola a dépassé les 3 000 cas confirmés. Le rapport de situation numéro 071 du COUSP/INSP, arrêté au 24 juillet, fait état de 3 075 cas confirmés et de 1 354 décès parmi eux, soit une létalité de 44,0 %, pour 556 guéris et 755 patients en isolement. En vingt-quatre heures, 102 nouvelles confirmations, dont 87 en Ituri, et 45 décès. Aucune zone de santé nouvelle : 48 sur 140.
Le 23 juillet, l'Ituri a investigué 296 des 550 alertes reçues, soit 53,8 %, contre 96,7 % au Nord-Kivu. La dégradation est installée depuis fin juin. Le rapport de l'INSP continue d'écrire « cette amélioration » les jours de baisse, et aucun de ses douze défis ne porte sur l'investigation des alertes, alors que plus de huit nouveaux cas sur dix sont détectés hors des listes de contacts.
Mesuré une seule fois, le 11 juillet, l'indicateur n'a pas bougé depuis : 175 établissements de soins sur 1 170 disposent d'un triage à circuit unidirectionnel en Ituri, et 45 sur 678 d'un kit complet de prévention des infections dans les aires à haut risque. Le rapport de l'INSP relie lui-même ce déficit aux 123 personnels de première ligne infectés, dont 36 sont morts.
Le 24 juillet, une dépêche a fait état de 109 décès maternels évitables en Ituri depuis le début de l'épidémie. Le chiffre n'est attribué à aucun organisme, et le rapport de situation publié le même jour ne compte ni les structures fermées, ni les accouchements manqués, ni les enfants non vaccinés. L'État nomme la mortalité indirecte dans son douzième défi, sans la mesurer dans aucun tableau.
Le rapport de situation n°070 de l'INSP, arrêté au 23 juillet, porte le bilan de la dix-septième épidémie à 2 973 cas confirmés et 1 309 décès, pour une létalité de 44,0 %. La zone de santé de Rungu, dans le Haut-Uélé, devient la 48e touchée. Le suivi des contacts reste à 73,9 %, et la province où le virus vient d'arriver n'a pas transmis ses données.