Politique Accusée de « subversion », la CENCO réplique : « c’est une diversion »
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Accusée de « subversion », la CENCO réplique : « c’est une diversion »

Le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, rejette les accusations de « subversion » de l'Union Sacrée et y voit « une diversion ».

Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco lors de la conférence de presse de ce vendredi 16 mai 2025. Ph. Droit tiers
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 23 JUIN 2026 - 22:21 WAT · 2 min de lecture

KINSHASA — La Conférence épiscopale nationale du Congo a rejeté les accusations de « subversion » portées par l’Union Sacrée, son secrétaire général Donatien Nshole y voyant « une diversion ».

Mgr Nshole réagissait ce mardi 23 juin au communiqué de la coalition au pouvoir, qui accusait les évêques de saper les institutions et certains d’entre eux de connivence avec Joseph Kabila, Paul Kagame et l’AFC/M23. La CENCO s’oppose à une révision de la Constitution alors que l’Est du pays est en guerre.

Le secrétaire général a d’abord récusé l’idée que seuls « quelques évêques » seraient à l’origine de la déclaration épiscopale. « Je vous rassure que tous les évêques qui étaient là étaient unanimes », a-t-il déclaré, qualifiant la formule de la coalition de « malhonnêteté intellectuelle » de la part d’élus rompus à la notion de quorum.

Mgr Nshole a renvoyé la majorité à sa propre histoire. « Ce sont les mêmes personnes qui ont applaudi la même attitude, les mêmes mots, les mêmes phrases, quand il était question du président Kabila », a-t-il relevé, opposant « leur inconstance » à une CENCO « restée constante ».

Il a dit son « sentiment de pitié » devant une déclaration émanant « de ceux qui sont censés s’occuper de la population », au moment où les autorités venaient de certifier le franchissement du cap des mille cas d’Ebola et où l’insécurité persiste à l’Est.

Le secrétaire général de la CENCO a surtout retourné l’accusation de connivence. Organiser le référendum sans les populations du Nord et du Sud-Kivu, sous occupation, reviendrait selon lui à entériner « la balkanisation » du pays. « Est-ce qu’il n’y a pas un deal entre le pouvoir de Kinshasa et le Rwanda, pour qu’eux restent à occuper la partie qu’ils occupent et qu’on les laisse tranquille ici pour évoluer comme ils veulent ? », a-t-il demandé.

« Le pays va très mal. Le pays est en danger. Mettons-nous debout », a conclu Mgr Nshole, défendant le droit des « pasteurs » à « prendre leur bâton pastoral pour faire leur travail ».

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B
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