Ebola en RDC : 1 624 cas confirmés et 521 décès, l’épidémie atteint la zone de Lolwa
La 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a franchi un nouveau seuil. Au 5 juillet, le pays comptait 1 624 cas confirmés et 521 décès, pour une létalité brute de 32,1 %, selon le dernier rapport de situation de l’Organisation mondiale de la santé, dont les données sont arrêtées à cette date.
En une semaine, la maladie a progressé de 317 cas et 144 décès, soit des hausses de 24,3 % et 38,2 % par rapport au bilan du 28 juin. « La situation épidémiologique en République démocratique du Congo s’est encore détériorée », résume le bureau régional Afrique de l’OMS, qui note que la létalité est passée de 28,8 % à 32,1 % en sept jours.
L’Ituri reste l’épicentre. La province concentre 90,9 % des cas confirmés et 84,3 % des décès du pays, avec les zones de santé de Bunia, Rwampara et Mongbwalu en tête. L’épidémie a par ailleurs atteint une nouvelle zone, Lolwa, portant à 36 le nombre total de zones de santé touchées depuis le début de la flambée. Au Nord-Kivu, la létalité dépasse 56 %, un niveau que l’OMS relie à des détections tardives et à un accès limité aux soins.
La souche en cause, Bundibugyo, ne dispose d’aucun vaccin ni traitement homologué. « Cette épidémie est causée par un virus différent, Ebola Bundibugyo. Il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement homologué contre lui », rappelait le 28 mai le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Le vaccin Ervebo, utilisé lors des précédentes épidémies, ne cible que la souche Zaïre. À Bunia, un essai clinique évalue deux produits expérimentaux, l’anticorps monoclonal MBP134 et le remdésivir, sous la coordination de l’Institut national de recherche biomédicale et de ses partenaires.
Au-delà des frontières, l’Ouganda n’a signalé aucun nouveau cas depuis deux semaines et l’ensemble de ses contacts a achevé la période de suivi. En France, le médecin contaminé lors d’un déploiement en Ituri, seul cas importé sur le continent européen, est sorti de l’hôpital le 4 juillet après deux tests négatifs.