Santé Ebola en Ituri : 500 000 dollars du Japon pour armer la prévention dans 700 structures de santé
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Ebola en Ituri : 500 000 dollars du Japon pour armer la prévention dans 700 structures de santé

Le gouvernement japonais a versé 500 000 dollars à l'UNICEF pour intensifier, pendant six mois, la prévention contre Ebola en Ituri, la province qui concentre l'essentiel de l'épidémie. L'argent doit équiper 700 structures sanitaires en points de lavage des mains et fournir des kits d'hygiène à 100 ménages touchés par des cas confirmés.

La Rédaction
Kinshasa - 9 JUILLET 2026 - 12:18 WAT · 3 min de lecture

KINSHASA — Le bureau de l’UNICEF en République démocratique du Congo a annoncé le 7 juillet une contribution de 500 000 dollars du gouvernement japonais, destinée à renforcer la riposte à la maladie à virus Ebola dans les zones à risque de la province de l’Ituri. Le financement court sur six mois. Il vise la prévention et le contrôle des infections, le maillon qui protège en premier les soignants et les communautés tant qu’aucun vaccin ni traitement homologué n’existe contre la souche en cause.

L’enveloppe a une traduction concrète, structure par structure. Elle permettra à l’UNICEF d’installer des stations de lavage des mains dans 700 structures sanitaires, de distribuer des kits d’hygiène à 100 ménages touchés par des cas confirmés, et d’apporter un soutien logistique aux équipes de décontamination. Au titre du pilier « Prévention et contrôle des infections, Eau, Assainissement et Hygiène » de la réponse gouvernementale, l’agence appuiera 15 centres de traitement Ebola et structures sanitaires, et réhabilitera les points d’eau de trois établissements de santé.

Le représentant de l’UNICEF en RDC, John Agbor, a situé le geste dans l’architecture de la riposte. « Cette contribution du Gouvernement du Japon renforce l’appui de l’UNICEF à la réponse gouvernementale, en étroite collaboration avec l’OMS, Africa CDC et les autres partenaires », a-t-il déclaré. L’enveloppe destinée à l’UNICEF fait partie d’une aide d’urgence japonaise de plusieurs millions de dollars annoncée fin juin pour la riposte à Ebola en RDC et en Ouganda, répartie entre plusieurs agences des Nations unies et de la Croix-Rouge.

L’agence onusienne insiste sur l’effet durable recherché, au-delà de la flambée en cours. « Investir dans la prévention et le contrôle des infections permet non seulement de réduire les risques de transmission et de protéger les agents de santé pendant l’épidémie, mais aussi de renforcer durablement la résilience du système de santé afin qu’il puisse faire face plus efficacement aux futures urgences sanitaires », souligne le communiqué. L’intervention s’inscrit dans le Plan national de riposte piloté par les autorités congolaises.

L’enjeu sanitaire reste lourd. Au 7 juillet, le point de situation des autorités faisait état de 1 759 cas confirmés et 600 décès en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, l’Ituri concentrant l’épicentre du foyer. Faute d’outil curatif validé contre la souche Bundibugyo, la riposte repose sur le dépistage, le traçage des contacts, les soins de soutien et, précisément, l’hygiène. L’UNICEF prévient que d’importants besoins de financement subsistent, notamment pour la santé mentale, le soutien psychosocial et la prise en charge globale des cas.

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B
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