Sports Ngal’ayel Mukau, de la bouderie à la rédemption
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Série Les Mondialistes — les 26 Léopards Partie 7 sur 7
Épisodes 123456
Partie 7 — Sports

Ngal’ayel Mukau, de la bouderie à la rédemption

Brouillé avec la sélection au printemps, Ngal'ayel Mukau est revenu offrir la passe qui a qualifié la RDC pour les barrages. Portrait d'un milieu de Lille, de la crise au Mondial.

Carte BETO « Les Mondialistes » : Ngal'ayel Mukau (6), RD Congo, Coupe du monde 2026
La Rédaction 30 juin 2026
La Rédaction
Kinshasa - 30 JUIN 2026 - 20:02 WAT · 3 min de lecture

Au printemps 2025, Ngal’ayel Mukau a fait quelque chose qui ressemblait à un adieu. Mécontent de son temps de jeu chez les Léopards, le jeune milieu a archivé sur Instagram toutes ses publications liées à la sélection. Le message était limpide : il boudait. Quelques mois plus tard, c’est lui qui délivrait la passe décisive envoyant la RD Congo vers les barrages du Mondial. La meilleure des réponses se donne sur le terrain.

Rien, pourtant, ne le destinait au maillot congolais. Né en Belgique en 2004, inscrit au foot à neuf ans à l’académie du KV Malines, Mukau a porté les couleurs des Diables Rouges chez les jeunes. Courtisé par la Belgique, il a choisi la RDC, le pays de ses parents, et rejoint les rassemblements congolais dès 2023. Le pari d’un binational qui a tourné le dos au pays où il avait grandi.

Sur le terrain, son ascension a été fulgurante. Lancé en professionnel à Malines début 2023, il signe à Lille à l’été 2024 pour quatre millions d’euros, le LOSC coiffant le Club Bruges au poteau. Quelques mois plus tard, il s’offre une entrée fracassante sur la scène européenne : un doublé à Bologne, en Ligue des champions, et le titre d’homme du match. À vingt ans, le milieu relayeur s’installait dans une équipe de Ligue des champions.

La sélection, elle, lui a d’abord résisté. Premiers pas chez les A en novembre 2024, puis la crise du printemps suivant, faite de frustration et de blessures. Son retour à l’automne 2025 a tout effacé. Entré en jeu contre le Togo, titularisé contre le Soudan, il offre à Théo Bongonda le but de la victoire qui qualifie la RDC pour les barrages. « Deux matchs, deux victoires. Concentration totale sur les barrages », postait-il alors, sur ce même Instagram qu’il avait vidé quelques mois plus tôt. Le bouilleur était redevenu un atout.

Vint alors le sommet. Après l’élimination du Cameroun puis du Nigeria, la RDC jouait son destin contre la Jamaïque en mars 2026. À la veille du match, Mukau mesurait l’enjeu sans trembler. « C’est un match historique pour le Congo, lançait-il au micro de son club. Je pense qu’on a déjà fait le boulot contre le Nigeria et le Cameroun. Si on peut clôturer ce cycle de matchs, ça serait très bien. » La RDC l’a clôturé. Direction le Mondial.

Le 17 juin, au NRG Stadium de Houston, la RD Congo retrouve la Coupe du monde un demi-siècle après le Zaïre, face au Portugal. Au milieu de terrain, l’enfant de Malines qui a choisi Kinshasa aura vingt et un ans et déjà un parcours complet derrière lui : la gloire, la crise, et la rédemption.

Sources : Leopard Leader (octobre 2025) ; AfricaFootUnited (mars 2026) ; LOSC ; Wikipédia ; Africafoot.

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B
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