Le rapport n°078 du COUSP porte le cumul à 3 674 cas confirmés et 1 621 décès, pour une létalité de 44,1 %. Le fait du jour vient d'une province sans nouveau cas : le Sud-Kivu, classé en fin de suivi la veille, place 55 contacts sous surveillance après un décès importé de la Tshopo.
3 200 cas confirmés et 1 405 décès en soixante et onze jours : aucune épidémie déclarée en RDC n'avait progressé à ce rythme. Souche sans vaccin ni traitement, sous-détection établie dès la première semaine, géographie de l'Ituri et contexte d'insécurité : les quatre facteurs documentés qui expliquent cette vitesse.
Déclarée le 15 mai dans trois zones de santé de l'Ituri, la dix-septième épidémie congolaise en touche aujourd'hui quarante-huit, réparties sur cinq provinces. Le rapport de situation publié le 26 juillet par le gouvernement et l'INSP arrête le cumul à 3 200 cas confirmés et 1 405 décès.
De 14,9 % le 31 mai à 43,9 % le 25 juillet. BETO a reconstitué les 36 bulletins de l'INSP pour départager les explications : décalage entre cas et décès, harmonisation des bases, variant génétiquement distinct, retard à la détection. Et cette découverte : la fourchette de référence de Bundibugyo n'existe pas.
Mesuré une seule fois, le 11 juillet, l'indicateur n'a pas bougé depuis : 175 établissements de soins sur 1 170 disposent d'un triage à circuit unidirectionnel en Ituri, et 45 sur 678 d'un kit complet de prévention des infections dans les aires à haut risque. Le rapport de l'INSP relie lui-même ce déficit aux 123 personnels de première ligne infectés, dont 36 sont morts.
Le rapport de situation n°070 de l'INSP, arrêté au 23 juillet, porte le bilan de la dix-septième épidémie à 2 973 cas confirmés et 1 309 décès, pour une létalité de 44,0 %. La zone de santé de Rungu, dans le Haut-Uélé, devient la 48e touchée. Le suivi des contacts reste à 73,9 %, et la province où le virus vient d'arriver n'a pas transmis ses données.
2 344 cas et 930 décès au 18 juillet, souche Bundibugyo sans vaccin homologué, cinq provinces touchées : le point factuel sur l'épidémie d'Ebola en RDC, ce que font les équipes, et les gestes concrets pour se protéger, sans fake news.
D'un seul laboratoire à seize en deux mois, des tests rendus en 24 h par l'INRB, des sites de proximité en Ituri : comment la RDC a décentralisé le dépistage d'Ebola, première arme face à une souche sans vaccin ni traitement.
Le suivi des contacts atteint 83,6 % selon le point du 17 juillet. Mais l'OMS relève que plus de 80 % des nouveaux cas surgissent hors des listes de contacts connus. Ce que mesure, et ne mesure pas, ce taux.
Le point de situation officiel du 17 juillet porte le bilan à 2 267 cas confirmés et 893 décès, soit 86 cas de plus en un jour. Le gouvernement fait état d'un suivi des contacts remonté à 83,6 %. L'Ituri reste l'épicentre.