« Personne ne peut lui donner d’ultimatum », déclare le député auteur de la proposition de loi référendaire, à onze jours de l’échéance du 15 août fixée par la Coalition Article 64 pour la convocation du dialogue national.
Accord de principe le 17 juillet, marche suspendue le 20, veto contre Kabila le 25, demande d'enquête internationale le 28 : dix jours de séquence, et quatre questions sans réponse sur le format, les participants, la justice pour les victimes et le calendrier.
Le président Félix Tshisekedi a convoqué un dialogue national, mais le cadre est déjà verrouillé : cinq lignes rouges côté pouvoir, un ultimatum de l'opposition au 15 août, un refus net de l'AFC/M23. Décryptage des conditions et des réactions de Nangaa, Sesanga et Ambongo.
Le report de la marche du 22 juillet, obtenu par la médiation des Églises, a valu à la C64 ses critiques les plus dures non du pouvoir mais de son propre camp : José Makila, un cadre d'Ensemble, le kabiliste Kabange Numbi. Récit d'une opposition qui se divise sur la méthode.
La Coalition Article 64 marche le 22 juillet vers le Palais de la Nation. Ses revendications, la riposte de l'Union sacrée et de l'UDPS, le régime juridique de la manifestation et la mémoire des marches réprimées : le grand format d'anticipation.
À Harare, on vient d'allonger le mandat du président de deux ans par une réforme votée. À Kinshasa, le débat sur un changement de Constitution inquiète l'opposition et l'Église. Le cas zimbabwéen n'est pas un calque, mais un révélateur.
La chaire, la rue et les partis convergent contre le projet de changement de la Constitution. Mais ce front commun reste fragile, une opposition qui peine à s'unir, une Église elle-même traversée de dissidences.
Ville morte, marche pro-réforme, loi référendaire adoptée, plainte reportée, sit-in annoncé : en dix jours, la Constitution est devenue le terrain du rapport de force politique en RDC. Décryptage d’une bataille de légitimité populaire.
Après avoir appelé les Congolais à rester chez eux lors de la ville morte du 3 juin, la Coalition Article 64 leur demande désormais de sortir et de se rendre devant le Palais du peuple. Le sit-in annoncé pour ce vendredi 12 juin est un test plus exigeant pour l’opposition : passer de l’absence dans les rues à la présence physique devant le cœur institutionnel du pays.
Ville morte, marche pro-réforme, sit-in annoncé au Palais du peuple : chaque camp cherche désormais à faire parler les images. Mais une rue vide, une foule serrée ou un boulevard animé ne disent jamais, seuls, ce que pense un pays. Dans cette bataille constitutionnelle, vérifier les images devient une affaire politique.