La chaire, la rue et les partis convergent contre le projet de changement de la Constitution. Mais ce front commun reste fragile, une opposition qui peine à s'unir, une Église elle-même traversée de dissidences.
L'engagement politique de la conférence des évêques catholiques nourrit un débat. Le pouvoir l'accuse de subversion, l'Église parle de devoir moral, et des voix internes s'interrogent sur la frontière entre parole prophétique et militantisme. La division traverse l'Église elle-même.
Dix-sept prêtres de Kananga se sont désolidarisés de la ligne de l'Église catholique contre le changement de Constitution. Une dissidence réelle, mais localisée, qui ne fait pas basculer l'épiscopat.
Le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, a évoqué « plus de mille morts » d'Ebola en RDC. Au 24 juin 2026, l'épidémie a franchi le millier de cas confirmés mais fait environ 250 décès.
Des centaines de jeunes proches de l'UDPS ont manifesté dimanche devant des paroisses catholiques de Kananga, contestant l'opposition de la CENCO à une révision de la Constitution.
L'UDPS affirme, dans une déclaration filmée parvenue à BETO, avoir saisi le parquet général près la Cour de cassation contre des individus se réclamant de la « Force du Progrès ».
Kabuya déchire la déclaration de la CENCO, Mbikayi répond aux évêques, l’APEC de Watum mise sur le référendum : en un week-end, le camp du changement a rompu le silence.
Dans une lettre ouverte aux évêques, le député Steve Mbikayi conteste l’opposition de la CENCO à la révision constitutionnelle et sa lecture de l’article 220, et défend la voie du Congrès.
La loi sur l’organisation du référendum est transmise à Tshisekedi. Assemblée constituante, calendrier suspendu à sa seule décision, article 220 : ce que prévoit le texte et les scénarios pour la suite.
Décryptage. Du Parlement aux chaires : la révision de la Constitution divise les Églises congolaises. CENCO et ECC réservées d’un côté, Ejiba Yamapia, kimbanguistes et alliés du pouvoir de l’autre.