1908, 1950, 1885, puis l'indépendance. De la Constitution de Luluabourg à la loi de 2004, la date qui détermine qui est Congolais d'origine a bougé quatre fois. La population, elle, n'a pas bougé.
La phrase prononcée le 19 août à Bruxelles confrontée à la loi n° 04/024 de 2004, à l'article 10 de la Constitution de 2006 et à l'article 6 de la Constitution de Luluabourg de 1964.
Réunion d’évaluation à Kinshasa, renvoi de la loi référendaire au Parlement à la veille de l’échéance, et annonce d’une marche nationale le 15 septembre.
La Cour s'est déclarée incompétente, et la balle revient au président : promulguer ou temporiser. Ce que cette décision signifie vraiment, pourquoi promulguer n'est pas réviser la Constitution, et les scénarios qui s'ouvrent pour le débat sur l'article 220.
Des contrevenants forcés de faire des pompes, des coups de fouet dénoncés : un « bâtisseur » a-t-il le droit de punir un citoyen ? La réponse du droit congolais est nette, et rejoint celle du commandant du Service national lui-même.
La Coalition Article 64 marche le 22 juillet vers le Palais de la Nation. Ses revendications, la riposte de l'Union sacrée et de l'UDPS, le régime juridique de la manifestation et la mémoire des marches réprimées : le grand format d'anticipation.
L'opposition l'exige, les évêques l'appellent, le chef de l'État le propose. Mais le mot « dialogue » ne figure nulle part dans la Constitution. Ce que disent l'article 218, l'article 220 et le précédent de 2016.
Deuxième religion du pays, des milliers de temples, des dîmes encaissées par mobile money, aucun bilan public et un permis de culte facturé sans traçabilité. Enquête sur la puissance financière des Églises de réveil, devenue actrice de la bataille constitutionnelle.
Dix-sept prêtres de Kananga se sont désolidarisés de la ligne de l'Église catholique contre le changement de Constitution. Une dissidence réelle, mais localisée, qui ne fait pas basculer l'épiscopat.
Le référendum constitutionnel n'a pas de coût officiel et n'est pas convoqué. Mais à l'aune d'élections à plus d'un milliard de dollars et d'un budget happé par la défense, la facture s'annonce lourde.