À Mongbwalu, les chercheurs d’or affrontent un dilemme : braver Ebola ou risquer la faim. L’épicentre de l’épidémie épouse le Kilo-Moto ; la mine, la déforestation et la contrebande de l’or vers Aru nourrissent la circulation du virus.
L’INSP précise qu’un agent décédé en Ituri n’avait pas Ebola. Un détail ? Non : un acte de riposte. En 2018-2020, 36 % des habitants croyaient le virus « fabriqué », 25 % qu’il n’existait pas. La désinformation est l’autre épidémie de l’Est.
Réuni jeudi 25 juin avec la Task Force nationale, le président Tshisekedi a arrêté des mesures renforcées contre Ebola — déploiement policier, observation de 21 jours, restrictions de voyage — alors que le bilan officiel monte à 277 morts pour plus de 1 100 cas.
ALIMA, ONG pivot de la riposte Ebola en RDC (trois centres, une cinquantaine de structures, 800 agents), a un de ses médecins contaminé, détecté en France. Son chef de mission à Goma prévient : sans l’adhésion des communautés, l’épidémie ne sera pas endiguée.
Médecin de la riposte ligoté à Rwampara, hôpital de Butembo attaqué et un enfant positif emporté, centre de Kabasha saccagé : en quelques jours, les attaques contre la lutte anti-Ebola se multiplient dans l’Est, frappant le maillon dont dépend l’arrêt des contaminations.
Contaminée en accompagnant sa grand-mère au CME de Bunia, Julienne Kahindo a composé l’Examen d’État 2026 depuis le centre de traitement d’Ebola, avant d’être déclarée guérie et de réintégrer une salle ordinaire. Le visage d’une riposte qui sauve.
Au 23 juin, le Sud-Kivu reste à trois cas confirmés et un décès, tous à Miti-Murhesa, sans nouvelle transmission depuis le 26 mai. La zone, sous administration AFC/M23, n’atteindra le seuil des 42 jours qu’aux alentours du 7 juillet.
Le bilan officiel d’Ebola passe à 1 118 cas et 291 décès après harmonisation DHIS2. Pourquoi ce bond ne signe pas une accélération, pourquoi la létalité monte mécaniquement, et le vrai point faible de la riposte : le suivi des contacts, à 77,1 %.
Au 23 juin, l’INSP recense 1 118 cas confirmés et 291 décès après harmonisation de sa base DHIS2. L’Ituri reste l’épicentre ; le Sud-Kivu n’enregistre plus de transmission depuis le 26 mai. Cumul de 122 guéris.
Le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, a évoqué « plus de mille morts » d'Ebola en RDC. Au 24 juin 2026, l'épidémie a franchi le millier de cas confirmés mais fait environ 250 décès.