Le rapport de situation N°068 de l’INSP, arrêté au 21 juillet, fait franchir à l’épidémie d’Ebola le cap des 1 000 morts : 1 033 décès pour 2 536 cas confirmés, létalité 40,7 %. L’Ituri concentre 88,6 % des cas.
Tente d'isolement brûlée, cercueils prétendus vides, soignants accusés de propager le mal : dans l'est de la RDC, la désinformation aggrave la troisième plus grande épidémie d'Ebola jamais recensée. Décryptage et fact-checking des rumeurs qui tuent.
2 344 cas et 930 décès au 18 juillet, souche Bundibugyo sans vaccin homologué, cinq provinces touchées : le point factuel sur l'épidémie d'Ebola en RDC, ce que font les équipes, et les gestes concrets pour se protéger, sans fake news.
D'un seul laboratoire à seize en deux mois, des tests rendus en 24 h par l'INRB, des sites de proximité en Ituri : comment la RDC a décentralisé le dépistage d'Ebola, première arme face à une souche sans vaccin ni traitement.
Le suivi des contacts atteint 83,6 % selon le point du 17 juillet. Mais l'OMS relève que plus de 80 % des nouveaux cas surgissent hors des listes de contacts connus. Ce que mesure, et ne mesure pas, ce taux.
Le point de situation officiel du 17 juillet porte le bilan à 2 267 cas confirmés et 893 décès, soit 86 cas de plus en un jour. Le gouvernement fait état d'un suivi des contacts remonté à 83,6 %. L'Ituri reste l'épicentre.
Miti-Murhesa (Sud-Kivu) a passé cinquante et un jours sans nouveau cas d'Ebola. Pourquoi la fin n'est pas encore déclarée : la règle des 42 jours, la différence entre province et pays, et les 90 jours de surveillance qui suivent.
La capacité de traitement dépasse 800 lits selon l'OMS, mais deux tiers des décès surviennent dans les communautés, hors des structures de santé. Et à Djugu, neuf postes de santé de première ligne ont fermé.
Le point de situation officiel, arrêté au 16 juillet et publié le 17, fait état de 2 181 cas confirmés et 864 décès dans cinq provinces, pour une létalité globale de 39,6 %. L'Ituri reste l'épicentre ; à Djugu, neuf postes de santé ont fermé.
Une séance consacrée à la santé mondiale s'est déplacée sur le terrain politique. Deux élus, l'un français, l'autre belge, ont fait le lien entre la propagation du virus et la guerre.