Le virus Bundibugyo a tué 31 % des malades en 2007 et 34 % en 2012. Il en tue 47 % en Ituri. L'écart ne vient pas de la souche mais de l'absence de contre-mesures homologuées et de six semaines de grèves.
La mortalité maternelle a doublé en Ituri depuis le 25 mai. Plus de six femmes y meurent chaque semaine de complications d'accouchement, sans avoir contracté le virus. L'appel des Nations unies pour la santé reproductive dans les zones touchées est financé à moins de 10 %.
Le Comité d’urgence de l’OMS a recommandé le 18 août le maintien de l’urgence de santé publique de portée internationale déclarée le 17 mai. La veille, avec 2 325 décès pour 4 945 cas confirmés arrêtés au 15 août, l’épidémie était devenue la plus meurtrière de l’histoire de la RDC, devant celle de 2018-2020.
Une équipe de riposte a été attaquée le 17 août à Kandoy, en territoire d’Aru. À Butembo, quatre structures sanitaires ont été incendiées et plus de sept tentatives déjouées au 12 août. Depuis mai, treize incidents visant la riposte ont été rapportés en Ituri et au Nord-Kivu, sans qu’aucun auteur soit identifié.
Le rapport quotidien du Centre d'opérations d'urgence de santé publique arrêté au 15 août porte, à sa page 6, un chiffre qui ne relève ni du laboratoire ni du traitement.
Le 14 août à Bunia, l'Institut national de santé publique a lancé, par son Centre d'opérations d'urgence de santé publique et sous la présidence du gouverneur militaire de l'Ituri, une administration massive de médicaments antipaludiques.
Le rapport du COUSP arrêté au 12 août inscrit le Bas-Uélé parmi les provinces atteintes, après le décès d’un conducteur de moto-taxi à Buta. L’épidémie totalise 4 665 cas confirmés et 2 184 décès, pour six provinces et 54 zones de santé touchées.
Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a annoncé le 18 août plus de 5 000 cas confirmés et environ 2 370 décès en trois mois. Ces chiffres ne sont pas consolidés : le dernier bilan arrêté reste celui du SitRep N°093, 4 945 cas et 2 325 décès au 15 août. L’OMS, réunie en comité d’urgence, juge le risque de propagation « très élevé » en RDC.
Le centre de santé Aéro de Bunia est passé de 200 à 40 patients par jour. À Kandoy, des motards ont endommagé des véhicules de la riposte venus évacuer un bébé de huit mois.
Le gouvernement confirme la rentrée au 1er septembre mais instaure un dispositif différencié de quatre semaines, avec enseignement à distance sans internet dans les zones à haut risque.