La mortalité maternelle a doublé en Ituri depuis le 25 mai. Plus de six femmes y meurent chaque semaine de complications d'accouchement, sans avoir contracté le virus. L'appel des Nations unies pour la santé reproductive dans les zones touchées est financé à moins de 10 %.
Le Comité d’urgence de l’OMS a recommandé le 18 août le maintien de l’urgence de santé publique de portée internationale déclarée le 17 mai. La veille, avec 2 325 décès pour 4 945 cas confirmés arrêtés au 15 août, l’épidémie était devenue la plus meurtrière de l’histoire de la RDC, devant celle de 2018-2020.
Une équipe de riposte a été attaquée le 17 août à Kandoy, en territoire d’Aru. À Butembo, quatre structures sanitaires ont été incendiées et plus de sept tentatives déjouées au 12 août. Depuis mai, treize incidents visant la riposte ont été rapportés en Ituri et au Nord-Kivu, sans qu’aucun auteur soit identifié.
Au moins quatre incendies ont ravagé des habitations et un commerce à Bunia en deux semaines. La ville, qui compte une cinquantaine de stations-service, dispose d’un seul véhicule anti-incendie opérationnel, acquis par des opérateurs économiques.
Le rapport du COUSP arrêté au 12 août inscrit le Bas-Uélé parmi les provinces atteintes, après le décès d’un conducteur de moto-taxi à Buta. L’épidémie totalise 4 665 cas confirmés et 2 184 décès, pour six provinces et 54 zones de santé touchées.
Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a annoncé le 18 août plus de 5 000 cas confirmés et environ 2 370 décès en trois mois. Ces chiffres ne sont pas consolidés : le dernier bilan arrêté reste celui du SitRep N°093, 4 945 cas et 2 325 décès au 15 août. L’OMS, réunie en comité d’urgence, juge le risque de propagation « très élevé » en RDC.
Le centre de santé Aéro de Bunia est passé de 200 à 40 patients par jour. À Kandoy, des motards ont endommagé des véhicules de la riposte venus évacuer un bébé de huit mois.
Le Conseil des ministres du 14 août a adopté la prorogation de l'état de siège en Ituri et au Nord-Kivu pour quinze jours à compter du 15 août, sans publier de bilan de la période écoulée.
Point humanitaire au Conseil des ministres du 14 août : incendies de sites de déplacés, naufrages, choléra et Ebola sur seize jours, présentés sans une seule donnée chiffrée.
Le rapport de situation N°091 du Centre d’opérations d’urgence de santé publique, arrêté au 13 août et mis en ligne le 14 au soir, enregistre 62 nouveaux cas confirmés et 30 décès en vingt-quatre heures. Le cumul atteint 4 727 cas et 2 214 décès. Une cinquante-cinquième zone de santé est touchée, en Tshopo.