Ebuteli documentait dès juin 2024 la dispersion des ADF sous les frappes de Shujaa. La riposte régionale à cinq provinces n’a été décidée qu’à Kisangani le 2 juillet 2026. Ce que ces vingt-cinq mois ont coûté.
Seize morts en une attaque, des fouilles suspendues, des habitants en fuite : le 22 juillet a rappelé que des pans entiers de l'Ituri vivent sans protection réelle. Ce que vous lirez ici : la mécanique d'une attaque ADF, pourquoi trois forces présentes n'empêchent pas les massacres, ces zones où l'État a disparu, et comment la peur paralyse toute une économie locale.
Taxes imposées aux villageois, rançons tarifées, sites miniers pillés. Sous la pression militaire, les ADF ont basculé vers un autofinancement prédateur qui nourrit la guerre à même les populations qu'elles terrorisent.
En un mois, l'épidémie d'Ebola est passée de 15 à 33 zones de santé, sans quitter trois provinces de l'Est. Son front le plus avancé, à Nia-Nia, fait redouter un saut vers la Tshopo.
L’incendie d’un centre de traitement d’Ebola à Mambasa a fait deux morts et ouvert une brèche dans une riposte déjà minée par la défiance des populations.
En Ituri, le territoire de Mambasa subit depuis près de quatre mois les attaques des ADF. Les chefs coutumiers réclament des antennes pour donner l'alerte à temps, pendant que le déploiement d'une force de la MONUSCO ranime l'espoir d'une population qui demande surtout aux FARDC de réagir vite.
Dans son rapport de mai, OCHA attribue aux combattants ADF la mort de près de 200 civils dans la seule zone de santé de Mandima, en Ituri, sur fond de déplacements massifs.
L’épidémie à virus Ebola connait une forte recrudescence dans le territoire de Mambasa en Ituri. Sur place, l’on note une montée des cas dont Quarante-et-un…