Politique
Analyse
Entre le 29 juin et le 17 juillet, dix-huit jours ont passé et un verbe a changé. Dans son adresse à la Nation, Félix Tshisekedi avertissait que « le dialogue ne peut être détourné de son sens » et « ne saurait devenir un instrument de pression, de contournement des institutions ou de remise en cause de la volonté du peuple ». Il conditionnait alors toute discussion au retour de la paix à l'Est et posait que le recours aux armes n'ouvre aucun droit à la négociation. Vendredi, à la sortie d'une audience, le cardinal Fridolin Ambongo a annoncé que le chef de l'État avait « levé l'option d'engager notre pays dans un dialogue entre fils et filles du Congo, un dialogue inclusif ». Ce n'est plus une mise en garde, c'est une décision. Elle reste, dans la même phrase, subordonnée à des conditions qui se préciseront « chemin faisant ».