Kinshasa a produit un protocole signé le 29 juillet, un mandat de vérification le 2 février et 101 combattants rapatriés. Kigali n’a engagé ni désengagement ni levée des mesures défensives.
Kigali a renvoyé le 29 juillet trente-neuf personnes que le programme DDRRR avait rapatriées au Rwanda. La MONUSCO dit n’avoir pris aucune part à ce retour. Ce que le programme prévoit, et ce que ce renvoi place autour du protocole FDLR.
Opération FDLR lancée seule le 30 mars, siège dans le mécanisme de vérification avec l'AFC/M23, engagements réaffirmés à chaque réunion. En face, aucun retrait rwandais constaté au 15 juillet, et un accord qui ne prévoit aucune sanction automatique.
Kinshasa annonce un cantonnement des FDLR. Le CONOPS annexé à l'accord de Washington ne le prévoit pas, désigne un vérificateur que le briefing n'a pas nommé, et fait financer par chaque pays ses propres opérations.
Washington, Doha, Union africaine : jamais les signatures n'ont été aussi nombreuses. Sur le terrain, les armes n'ont pas cessé de parler. Récit d'une paix que ses propres accords rendent introuvable.
Une réunion du mécanisme conjoint de coordination sécuritaire, le JSCM, est attendue vers la mi-juillet. Elle doit vérifier un retrait des forces rwandaises qui tarde.
L'armée congolaise et les groupes d'autodéfense Wazalendo affirment avoir repris l'initiative dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, et se rapprochent de la cité minière de Rubaya, toujours tenue par l'AFC/M23. Ces combats surviennent au lendemain du premier anniversaire de l'accord de Washington, resté lettre morte.
Douze mois après le texte signé entre Kinshasa et Kigali, les armes n'ont pas cessé. L'AFC/M23 tient deux fronts, le retrait rwandais promis n'a pas eu lieu, et les médiateurs américain et qatari peinent à transformer leurs accords en paix sur le terrain.