Miti-Murhesa (Sud-Kivu) a passé cinquante et un jours sans nouveau cas d'Ebola. Pourquoi la fin n'est pas encore déclarée : la règle des 42 jours, la différence entre province et pays, et les 90 jours de surveillance qui suivent.
La capacité de traitement dépasse 800 lits selon l'OMS, mais deux tiers des décès surviennent dans les communautés, hors des structures de santé. Et à Djugu, neuf postes de santé de première ligne ont fermé.
Le point de situation officiel, arrêté au 16 juillet et publié le 17, fait état de 2 181 cas confirmés et 864 décès dans cinq provinces, pour une létalité globale de 39,6 %. L'Ituri reste l'épicentre ; à Djugu, neuf postes de santé ont fermé.
Premier cas à Boga, à la frontière ougandaise : la 25e zone touchée en Ituri ravive le risque transfrontalier, alors que l'Ouganda combat la même souche Bundibugyo.
1 830 cas, 648 décès, 780 malades encore en charge : près de deux mois après le début de la riposte, l'épidémie d'Ebola ne montre pas son pic. Part de la vraie expansion et de la détection accrue.
Dans les territoires de l'est sous contrôle de l'AFC/M23, aucun cas confirmé n'est actuellement signalé. L'OMS se garde pourtant d'y voir la fin de l'épidémie, faute de chaînes de transmission reconstituées.
Contre l'épidémie d'Ebola déclarée le 15 mai, la RDC ne dispose ni du vaccin Ervebo ni d'un traitement homologué. La stratégie repose sur le dépistage, le traçage et les soins de soutien, en attendant les résultats d'un essai clinique lancé le 2 juillet.
Face à une souche sans vaccin, le dépistage est la première ligne. En deux mois, la RDC est passée d'un dépistage centralisé à Kinshasa à dix laboratoires de terrain, et l'OMS a homologué en urgence le premier test moléculaire du virus Bundibugyo.
Le dernier point des autorités sanitaires, arrêté au 6 juillet, recense 1 708 cas confirmés et 580 décès. L'épidémie de fièvre Bundibugyo gagne la zone de santé de Boga, en Ituri, tandis que 280 patients ont guéri.
Au 5 juillet, 92 % des décès d'Ebola investigués en RDC sont survenus dans la communauté, avant tout accès aux soins. Le symptôme d'une riposte débordée par la saturation, les impayés et l'insécurité.