Le point de situation officiel, arrêté au 16 juillet et publié le 17, fait état de 2 181 cas confirmés et 864 décès dans cinq provinces, pour une létalité globale de 39,6 %. L'Ituri reste l'épicentre ; à Djugu, neuf postes de santé ont fermé.
Une séance consacrée à la santé mondiale s'est déplacée sur le terrain politique. Deux élus, l'un français, l'autre belge, ont fait le lien entre la propagation du virus et la guerre.
Quatre cas d'Ebola confirmés à Kisangani, tous importés de l'Ituri. Le ministre de la Santé est sur place pour empêcher que le virus ne s'installe dans la ville carrefour.
Premier cas à Boga, à la frontière ougandaise : la 25e zone touchée en Ituri ravive le risque transfrontalier, alors que l'Ouganda combat la même souche Bundibugyo.
1 830 cas, 648 décès, 780 malades encore en charge : près de deux mois après le début de la riposte, l'épidémie d'Ebola ne montre pas son pic. Part de la vraie expansion et de la détection accrue.
Le Sud-Kivu a franchi 42 jours sans nouveau cas et pourrait sortir du dispositif de riposte. À rebours de l'Ituri, la province montre qu'une détection précoce peut contenir la souche Bundibugyo.
Le bilan de la dix-septième épidémie d'Ebola grimpe à 1 830 cas et 648 décès au 9 juillet, selon l'INSP. L'Ituri compte désormais 25 zones de santé touchées, tandis que le Sud-Kivu s'approche de la fin de l'épidémie.
Autour des centres de traitement de l'Ituri, des pouponnières accueillent les nourrissons séparés de parents infectés par Ebola. Comment elles fonctionnent.
Un scénario du CDC, relayé par le PNUD, évoque jusqu'à 10 000 cas et 2 000 décès d'ici fin 2026 si l'isolement des malades reste insuffisant. Une projection, pas une prévision.
Le premier cas d'Ebola détecté en France, un soignant rentré de RDC, a été déclaré guéri le 4 juillet. Les décès, eux, restent circonscrits à l'épidémie congolaise.