À Goma occupée, la fierté du football. À Walikale, la guerre et ses villages vidés. Comment l'Est de la RDC a vécu, en même temps, le Mondial des Léopards et l'agression.
Tuée en mars par un drone à Goma, une agente française de l'UNICEF attend toujours que les responsables soient désignés. La France réclame la transparence, sa justice enquête.
Maires, recteur d'université, circuits fiscaux : dans les villes qu'il contrôle, l'AFC/M23 installe ses propres autorités et lève l'impôt. Kinshasa dénonce des nominations sans base légale, et le gouverneur du Sud-Kivu chiffre à des millions de dollars les recettes captées, transférées selon lui vers le Rwanda.
Sous l'occupation du M23, Goma a célébré la qualification des Léopards en scandant « Fatshi Béton ». Récit d'une nuit où une ville quadrillée par les armes s'est muée en tribune du Congo debout.
Entre la qualification des Léopards à la Coupe du monde, la guerre à l'Est et le retour d'Ebola, le Congo reste debout. Tribune signée Litsani Choukran sur la résilience d'un peuple condamné à lutter pour exister.
Dans un communiqué publié le 2 juin, la rébellion coordonnée par Corneille Nangaa menace d’élargir son emprise au Nord-Kivu et au Sud-Kivu et invoque les offensives des FARDC pour justifier la « conquête de nouveaux territoires ». Le coût humain de cette escalade reste, lui, invérifiable à ce stade.
La centrale hydroélectrique de Matebe en territoire de Rutshuru, fruit du partenariat entre le gouvernement congolais et l’Alliance Virunga, alimente depuis 2016 le territoire de…