Cinquante-six enfants ont rejoint des milices de Walikale en deux semaines de vacances, selon l’ONG GAPE. Le motif invoqué : payer les fournitures de la rentrée. La loi congolaise punit l’enrôlement de dix à vingt ans.
Deux explosions le 28 juillet sur une position de l'AFC/M23. Aucune revendication, aucun démenti, aucun bilan. Le rapport onusien de mars écrit que la plupart des frappes de drones ne sont revendiquées par personne.
Kinshasa annonce un cantonnement des FDLR. Le CONOPS annexé à l'accord de Washington ne le prévoit pas, désigne un vérificateur que le briefing n'a pas nommé, et fait financer par chaque pays ses propres opérations.
Le rapport de situation n°070 de l'INSP, arrêté au 23 juillet, porte le bilan de la dix-septième épidémie à 2 973 cas confirmés et 1 309 décès, pour une létalité de 44,0 %. La zone de santé de Rungu, dans le Haut-Uélé, devient la 48e touchée. Le suivi des contacts reste à 73,9 %, et la province où le virus vient d'arriver n'a pas transmis ses données.
Seize morts en une attaque, des fouilles suspendues, des habitants en fuite : le 22 juillet a rappelé que des pans entiers de l'Ituri vivent sans protection réelle. Ce que vous lirez ici : la mécanique d'une attaque ADF, pourquoi trois forces présentes n'empêchent pas les massacres, ces zones où l'État a disparu, et comment la peur paralyse toute une économie locale.
Les 15 et 16 juillet à Genève, la RDC et le Rwanda ont tenu la cinquième réunion du Mécanisme conjoint de coordination sécuritaire. Le communiqué conjoint annonce que les parties vont « explorer » d'éventuels mécanismes de vérification. Un an après Washington, la vérification reste à explorer.
Nées en Ouganda, ralliées à l'État islamique, les ADF ont tué plus de 1 000 civils en 2025 en Ituri et au Nord-Kivu. Anatomie d'une nébuleuse que quatre ans d'offensive n'ont pas brisée.
En Ituri, le territoire de Mambasa subit depuis près de quatre mois les attaques des ADF. Les chefs coutumiers réclament des antennes pour donner l'alerte à temps, pendant que le déploiement d'une force de la MONUSCO ranime l'espoir d'une population qui demande surtout aux FARDC de réagir vite.
Dans un communiqué publié le 2 juin, la rébellion coordonnée par Corneille Nangaa menace d’élargir son emprise au Nord-Kivu et au Sud-Kivu et invoque les offensives des FARDC pour justifier la « conquête de nouveaux territoires ». Le coût humain de cette escalade reste, lui, invérifiable à ce stade.