Quinze ans de travaux forcés requis le 19 août contre l'ancien ministre de la Justice et l'ex-coordonnateur du FRIVAO, verdict le 2 septembre. Le réquisitoire, les montants, la défense, et une justice à deux vitesses inscrite dans la loi organique de 2013.
Quinze ans de travaux forcés requis le 19 août devant la Cour de cassation. Constant Mutamba a quitté la salle le 27 juillet et n'a plus reparu, son coprévenu l'a mis en cause, et le fonds réclame 5 millions de dommages.
Le Conseil des ministres du 14 août ouvre deux dossiers pétroliers frontaliers, avec l'Ouganda au Lac Albert et l'Angola sur la Zone d'intérêt commun, et réclame l'inventaire du portefeuille national.
Premier cas à Boga, à la frontière ougandaise : la 25e zone touchée en Ituri ravive le risque transfrontalier, alors que l'Ouganda combat la même souche Bundibugyo.
Une délégation ougandaise conduite par le ministre de la Santé Chris Baryomunsi a accompagné l'arrivée de 48 médecins à Bunia, épicentre de la 17e épidémie d'Ebola.
Face à la recrudescence des attaques des ADF, groupe affilié à l'État islamique, la RDC et l'Ouganda ont réactivé leur offensive conjointe Shujaa. Une riposte réelle, mais à l'efficacité discutée.
La règle sanitaire des 21 jours structure la riposte contre Ebola en Ituri. Sur la frontière ougandaise, elle percute le commerce et fait monter les prix.
L'or de l'Ituri fuit par tonnes, et un rapport du Groupe d'experts de l'ONU met désormais des chiffres sur cette hémorragie. Pour un seul site minier de la province, les experts évaluent entre 300 et 800 millions de dollars la valeur de l'or extrait et détourné entre mars 2024 et mars 2026. La quasi-totalité prend, selon eux, le chemin de l'Ouganda voisin. C'est une économie de guerre à ciel ouvert.
Samantha Power, qui a dirigé l’agence américaine d’aide sous Joe Biden, affirme que le démantèlement de l’USAID a contribué à l’emballement de l’épidémie d’Ebola en RDC et en Ouganda. Washington dément tout effet. Pour Kinshasa, la polémique met à nu le coût d’une riposte sanitaire suspendue à un bailleur étranger.
Plus d’un mois après le début de l’épidémie de Bundibugyo, aucun isolat du virus en circulation en RDC n’a été transféré aux laboratoires qui développent vaccins et tests. Derrière ce blocage apparent, un différend mondial sur le partage des pathogènes où Kinshasa entend ne plus être une simple réserve d’échantillons.