La société civile du secteur de Bapere a dressé le 18 août un bilan de deux années d'attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées. Aucune autre source ne publie de cumul sur deux ans pour ce seul secteur.
La société civile du secteur de Bapere, dans le territoire de Lubero, chiffre à plus de 2 400 le nombre de civils tués par les ADF depuis juin 2024. La courbe traverse cinq ans d’un état de siège reconduit tous les quinze jours.
Le Conseil des ministres du 14 août a adopté la prorogation de l'état de siège en Ituri et au Nord-Kivu pour quinze jours à compter du 15 août, sans publier de bilan de la période écoulée.
Mars 524, avril 382, mai 481. Les notes mensuelles du BCNUDH dessinent une courbe, mais trois chiffres judiciaires y reviennent à l’identique et le décompte d’avril a été révisé sans explication.
Ebuteli documentait dès juin 2024 la dispersion des ADF sous les frappes de Shujaa. La riposte régionale à cinq provinces n’a été décidée qu’à Kisangani le 2 juillet 2026. Ce que ces vingt-cinq mois ont coûté.
Seize morts en une attaque, des fouilles suspendues, des habitants en fuite : le 22 juillet a rappelé que des pans entiers de l'Ituri vivent sans protection réelle. Ce que vous lirez ici : la mécanique d'une attaque ADF, pourquoi trois forces présentes n'empêchent pas les massacres, ces zones où l'État a disparu, et comment la peur paralyse toute une économie locale.
Traqués à Mambasa, les rebelles affiliés à l'organisation État islamique cherchent un nouveau sanctuaire dans les forêts du Haut-Uélé. Face à ce front qui s'ouvre, cinq provinces tentent de coordonner la riposte.
Taxes imposées aux villageois, rançons tarifées, sites miniers pillés. Sous la pression militaire, les ADF ont basculé vers un autofinancement prédateur qui nourrit la guerre à même les populations qu'elles terrorisent.
Un indice international fait de la RDC l'un des principaux foyers mondiaux des attaques liées à l'État islamique, imputées aux ADF. Derrière les classements, une réalité meurtrière dans l'est du pays.