Mars 524, avril 382, mai 481. Les notes mensuelles du BCNUDH dessinent une courbe, mais trois chiffres judiciaires y reviennent à l’identique et le décompte d’avril a été révisé sans explication.
Le centre de santé de la prison centrale de Kasapa a brûlé le 26 juillet. Trois mois plus tôt, JUSTICIA ASBL réclamait le désengorgement d'un établissement de plus de 2 500 détenus et la réhabilitation de pavillons incendiés en 2020.
Le 21 juillet, des experts indépendants de l'ONU ont dénoncé une « terreur par la torture » du M23 dans les zones occupées de l'est de la RDC. Ce que vous lirez ici : ce qui est réellement documenté, par qui, sur les détentions, la peur administrée et la responsabilité rwandaise, et ce qui reste difficile à vérifier.
Des contrevenants forcés de faire des pompes, des coups de fouet dénoncés : un « bâtisseur » a-t-il le droit de punir un citoyen ? La réponse du droit congolais est nette, et rejoint celle du commandant du Service national lui-même.
Devant le Conseil des droits de l'homme, la Commission d'enquête onusienne décrit une crise majeure au Nord et Sud-Kivu. Le Groupe d'experts désigne l'AFC/M23 comme premier auteur non étatique des violations, les FARDC comme premier acteur étatique.
Chargée d'établir les responsabilités des exactions dans les Kivu, la Commission d'enquête de l'ONU voit ses moyens rognés par la crise de trésorerie des Nations unies. Un handicap qui pèse d'abord sur les victimes.
Devant le Conseil des droits de l'homme, une commission de l'ONU décrit une situation d'une gravité exceptionnelle. Kinshasa, qui conteste le récit d'un espace civique verrouillé, met en avant l'agression à l'Est.
À Genève, la commission d'enquête indépendante de l'ONU sur les violations des droits humains dans l'est de la RDC a livré, le 29 juin, un premier constat alarmant. Créée par le Conseil des droits de l'homme, elle décrit une situation qu'elle qualifie d'exceptionnellement grave. Les témoignages recueillis sont, selon elle, terrifiants. La commission n'en est qu'au stade préliminaire, mais son message est déjà sans détour.
Le procureur général près la Cour de cassation a annoncé, le 19 juin, l'ouverture d'une information judiciaire sur les violences du sit-in de l'opposition du 12 juin, à Kinshasa, qui a fait, selon l'ONU, au moins un mort et 38 blessés. Le même communiqué menace de poursuites les auteurs de « faux bruits ».